LA COLERE


Puisque la colère et une émotion normale qui participe à notre expérience et à notre maturation psychologique, il ne s’agit ni la refouler ni de l’évacuer, mais au contraire de l’accepter pleinement. La colère, comme toutes les émotions nécessite d’être est exprimée, il ne faut surtout pas garder sa colère pour soi.

Mais bien entendu, il n’est pas question d’être dans le débordement, toute chose en excès est négative et mauvaise. Il faut rester dans l’expression juste d’une émotion normalement ressentie.



CE QUI EST BON DE FAIRE


Pour nos propres colères :

• Identifiez au plus tôt les symptômes psychologiques de votre colère.

• Accepter que vos colères ont une signification, elles ont quelque chose à vous dire sur vous,

• Respirez profondément trois fois et prenez conscience de votre respiration (l’oxygène apaise et ce temps de recul vous empêche un passage à l’acte que vous regretteriez vite).

• Identifiez quel est, l’obstacle ou la frustration que vous apercevez.

• Identifiez ce qui est en jeu pour vous, sur quelles bases s’exprime votre colère. (Pensée, accusation, peurs…)

• Apprenez à exprimer à l’autre les raisons de votre colère en parlant de soi, de ce que l’on ressent (si c’est trop difficile, demander à en parler un peu plus tard, lorsque l’intensité de l’émotion sera redescendue).

• Écouter et considérer le point de vue de l’autre

• Accepter que cette émotion vous appartient et a été déclenchée par votre propre interprétation.



Pour les colères chez l’autre :

• Évitez de vous mettre vous-même en colère.

• Accepter sa colère (pour lui, il y a un réel obstacle qui génère une frustration, donc sa colère est légitime)

• Faites preuve d’empathie réelle

• Essayer de détecter ou de discuter ce qui cause la frustration chez l’autre

• Pour ce qu’il exprime trop, mettre de la distance « je vois que tu n’es pas en mesure de discuter, je vais faire un tour où va faire un tour. Quand tu seras plus calme, nous pourrons reprendre la conversation ».

• Pour ceux qui n’arrivent pas à exprimer leur colère, les faire parler, à un moment propice, en les encourageant à exprimer leur émotion






Ce qu’il ne faut pas faire :


Pour nos propres colères :

• Nier sa colère, la refuser, refuser de la voir, refuser de l’entendre

• Avoir honte de ressentir de la colère

• Penser qu’il n’y a rien à faire contre la colère

• Vouloir ne ressentir aucune colère

• Maintenir ou aggraver la colère par une exagération d’expression

• Ne jamais réfléchir à ses propres colères parce que c’est désagréable.

• Passé le cap de la violence (verbale ou physique)

• Accusez l’autre de vous avoir mis en colère. (Vous vous mettez en colère tout seul)


Pour les colères chez l’autre :

• Nier ou refuser qu’il éprouve de la colère (tu devrais te calmer ou calmer vous.)

• Se moquer de lui ou de la colère (Oh ! Tu nous fais une petite crise.)

• De considérer que sa colère est un problème (tu devrais te faire soigner)

• Donner des conseils malsains ou toxiques (tu es trop sensible, tu exagères un peu, tu es colérique.)

• Laisser le cap de la violence verbale et physique

• Juger la personne (Les jugements ne sont que le reflet de notre propre vision).


Vous pouvez noter sur une feuille les colères que vous éprouvez, dans quels contextes, avec quelles personnes, dans quelles situations. Prenez-les ensuite une par une et analyser cette colère avec des informations et conseils donnés à cette page.



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